Celui par qui le scandale arrive, René Girard

Celui par qui le scandale arrive, un livre de 192 pages, paru en 2001, chez Desclée de Brouwer

 

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La quatrième de couverture :

La violence semble aujourd’hui prise dans un processus d’escalade qui rappelle la propagation du feu, ou celle d’une épidémie ; mais, en dehors des grandes images mythologiques qui ressurgissent, les mots manquent pour dire ou décrire ce qui risque de nous submerger.

Le présent ouvrage s’élève ainsi contre le relativisme qui mine les pensées contemporaines, incapables de saisir la violence à la racine de tout ordre symbolique. Car la violence n’est pas politique, encore moins biologique, mais mimétique : qui n’a pas compris les ressorts de l’imitation s’interdit de pouvoir comprendre les menaces qui sont en train de poindre.

René Girard revient sur sa conviction que seuls la théologie de la Croix de saint Paul, les Evangiles et l’Apocalypse de Jean,  prophétisés par la bible, sont à même de dévoiler l’origine cachée des institutions humaines. Il révèle également les grandes lignes de son travail en cours : un darwinisme revisité, une anthropologie qui, ne pouvant rester sourde à la Révélation, se conforme aujourd’hui à une théologie. Il précise enfin les points qui l’attachent à la fois et l’opposent à l’œuvre de Claude Lévi-Strauss.

Alerte, toujours en devenir, quitte à revisiter d’anciennes analyses pour mordre sur les problèmes les plus contemporains, cette pensée foisonnante réserve au lecteur des belles surprises.

Le sommaire :

  • CONTRE LE RELATIVISME
    • Violence et réciprocité
    • Les bons sauvages et les autres
    • Théorie mimétique et théologie
  • L’ENVERS DU MYTHE
    • Entretiens avec Maria Stella Barberi

Dans l’avant-propos (signé René Girard)

« Dans le premier essai, après une brève analyse mimétique du terrorisme aujourd’hui, j’aborde le problème des conflits qui éclatent fréquemment entre des indifférents, des êtres qu’aucun désir ne rapproche ni ne sépare. Je montre pourquoi ces conflits-là, même et surtout les plus futiles, sont aussi mimétiques que s’ils s’enracinaient, avec tant d’autres, dans le désir trop partagé d’un objet non partageable. La substance même des rapports humains, quels qu’ils soient, est faite de mimétisme.

La question majeure du second essai, est celle de l’ethnocentrisme souvent reproché à ma perspective anthropologique. Ceux qui protestent contre « l’ethnocentrisme occidental » s’imaginent volontiers ne rien devoir à l’Occident puisqu’ils s’en prennent furieusement à lui. En réalité, leur perspective est la plus occidentale qui fut jamais, plus typiquement occidentale que celle de leurs adversaires.

(…)

Dans l’interview avec Maria-Stella Barberi, je reparle de Claude Lévi-Strauss et de l’influence que ses livres ont exercé sur moi. Ce qui me sépare du structuralisme anthropologique est plus important encore que ce qui m’en rapproche, mais cela ne m’empêche pas de rester très attaché à l’œuvre de son fondateur, l’une des plus belles qu’ait produites ce siècle anthropologique par excellence qu’est le XXème siècle. C’est Lévi-Strauss qui, sans le savoir, par l’intermédiaire de ses livres a été mon professeur d’anthropologie. »

 

et puis….

Un résumé-commentaire intéressant quoique discutable : ici (par Samuel pour authueil.org)

et ici (Vianney Delourme)

et ici (Jean-Pierre Thomas, Université de Sherbrooke)